Lundi, 19 mai 2008 - 10:00 AM
Jour 1 - L’amorce
où l'on relate l'origine de ce projet en chantier
Les idées nous viennent au volant, parfois. Ainsi, dimanche dernier : soleil radieux + ventre creux. Lui : Que dirais-tu d'un « tour de machine »? Objectif : L'Ours qui bouffe, Saint-Ours, Vallée-du-Richelieu. Elle : Vendu!
Précédant les agapes, arrêt à Saint-Denis-sur-Richelieu, passage au cimetière. Circulant au-milieu-dessus des souvenants, nous nous appliquons à lire les stèles : prénom, nom, dates. Guère loquaces, ces monuments.
Questions
- Pourquoi ces épitaphes sont-elles si impersonnelles, voire bureaucratiques?
- D'où vient qu'au terme de sa vie, on se satisfait d'une mention administrative tenant sur trois lignes de granit?
- Untel, c'est tout?
Table d'hôte
Au menu : soupe du jour, hamburger sauce, dessert, thé ou café. La discussion se poursuit. Au gré des constats (dénégation de la mort dans nos sociétés), anecdotes (« La fois où j'ai croisé mon ex au cimetière... »), clichés (« Déprimant, non? »), lectures (« Comment faire pour être bien vu sur le Web »), évidences (« Le plus dur dans la vie : mourir. »), soudain, l'amorce du fragment de l'ombre d'une idée surgit.
!!!!
À l'heure des réseaux sociaux tous azimuts et du tout un chacun bloguant à plein tube, il est remarquable que les défunts aient si peu de voix. Non?
w3.monepitaphe.net
C'est parti.